Des photos et du sens !
Connaissez-vous le photographe Pascal Laco ? Ce passionné d’images fortes cherche toujours à donner un sens, une symbolique à ses photos, et ses projets ne manquent pas ! En savoir plus.
Voici l’interview de Pascal Laco, que nous remercions chaleureusement d’avoir pris le temps de répondre à nos questions en détail et avec passion. L’équipe de photosdervice.com vous invite à visiter son site ICI.
Images backstage par Pascal Laco.
Bonjour Pascal Laco. D’où vous est venu cette passion pour la photo, et depuis quand en avez-vous fait votre métier ?
Cela fait plus de 15 ans que je me suis pris de passion pour la photographie, et ce par le biais du photojournalisme. En effet, durant les années 1990, je fus profondément marqué par les guerres de Yougoslavie. Jamais je n’oublierai ces images… C’était si fort, si proche.
C’est donc le photojournalisme de guerre qui m’a amené à m’intéresser à la photographie, en simple amateur d’images. Puis je me suis intéressé à la photographie de mode, à la photographie contemporaine et à l’univers visuel du cinéma. Si cela fait près de 15 ans que je fais de la photo, ce n’est devenu véritablement mon métier qu’il y a environ un an.
Votre démarche semble basée sur un travail artistique, pouvez-vous nous en dire plus ?
Je ne sais pas si on peut parler de « travail artistique ». Je me considère comme un photographe, au sens noble du terme pour lequel j’ai beaucoup de respect. En tout cas, j’essaie toujours d’utiliser la forme au service du fond, de dépasser la pure esthétique et qu’il y ait, entre guillemets, une quête de sens. Pour ce faire, j’aime les partis pris.
Et si mon approche photographique est en constante évolution (apprendre / désapprendre, construire / déconstruire, toujours), l’instinct, l’instant, les émotions et la symbolique des choses restent, pour moi, des éléments fondamentaux.
D’où vous vient votre inspiration ?
J’ai d’abord été un énorme dévoreur d’images en observant et analysant le travail des autres photographes. Aujourd’hui, c’est quelque chose que j’essaie de ne plus faire, afin de ne plus être influencé, même indirectement. Après, je suis quelqu’un de très curieux et passionné. Tout est potentiellement susceptible de m’intéresser. J’écoute énormément de musique, j’essaie de lire, de développer mes connaissances, etc. Je m’intéresse aussi à l’esthétique visuelle du cinéma et à la narration. Tous ces éléments évoqués ci-dessus sont des sources d’inspiration à mes yeux mais je pense que mon inspiration première est l’humain, la rencontre avec l’autre car, au final, on photographie toujours des gens ou leur univers.
Souhaitez-vous faire passer des messages à travers vos œuvres ?
Qu’il y ait du sens ! La photographie représente quelque chose de très fort à mes yeux. J’aime le fait qu’une image puisse être bien plus parlante que des mots. Cela est pour moi l’expression de la pleine liberté, de l’intemporalité mais aussi le véritable langage universel.
Quel est votre meilleur souvenir en tant que photographe ?
J’ai eu la chance de travailler avec un ténor et une soprano qui m’avaient laissé carte blanche pour leur créer un univers visuel qui leur correspondrait (voir photo ci-après). Nous avons été en Espagne, à San Juan de Gaztelugatxe. Et là, leurs voix, le lieu, les éléments, tout était en symbiose. C’était fort ! J’ajouterais aussi les échanges que j’ai pu avoir avec Olli Bery, un photographe que j’estime particulièrement.
Et celui dont vous êtes le plus fier ?
Il n’y a pas de souvenir ou chose dont je sois tout particulièrement fier. Comme je vous l’ai dit précédemment, mon œil et mon approche photographique évoluent sans cesse.
Pouvez-vous m’expliquer votre manière de travailler ?
J’attache beaucoup d’importance à ma relation avec les gens que je photographie et/ou pour qui je travaille. On échange beaucoup en amont, avant même que je sorte mon appareil photo.
C’est un point important pour moi surement aussi car je suis très proche de mes sujets, dans tous les sens du terme. En effet, je ne travaille qu’avec des focales fixes, plutôt grand angle (24, 35, 50mm essentiellement) et à faibles profondeurs de champ. C’est donc à moi de me déplacer en permanence. Cela m’oblige à ne pas être passif, à être acteur tout en étant malin.
Enfin, quels sont vos projets à venir ?
Je travaille sur un projet de documentaire photographique sur la vie d’un établissement scolaire. J’ai déjà effectué une première session et une autre est prévue dans les semaines à venir. C’est un projet très enrichissant au niveau humain et, en plus, j’ai carte blanche !
A court ou moyen, un mariage hors norme qui me tient particulièrement à cœur et des shootings pour des marques. A plus long terme, un projet naissant sur le mouvement Ultras en Europe. Comme vous pouvez le voir à la lecture de ces quelques projets, je n’évolue pas dans un « domaine photographique » exclusif et c’est justement ce qui me plaît tant !
Découvrez le Tumblr de Pascal Laco ICI.